L'allergie est une réponse exagérée et inadaptée de l'organisme
lorsqu'il entre en contact avec des substances étrangères appelées
"allergènes". Celles-ci sont présentes dans l'environnement et,
au contraire des virus et des bactéries, ne représentent en général
aucun danger mais peuvent provoquer chez certains individus une
réponse excessive du système de défense immunitaire aboutissant
à la réaction allergique.
Le mécanisme allergique se déroule en 2 temps :
une reconnaissance de l'allergène par les cellules participant
à la défense de l'organisme comme les globules blancs et les
macrophages. C'est la phase dite de sensibilisation, il n'y
a aucun symptôme;
une réaction de défense excessive contre cet allergène lors
d'un nouveau contact. C'est la réaction allergique avec ses
symptômes et ses signes cliniques.
L'exposition renouvelée à l'allergène auquel le sujet a été sensibilisé
peut déclencher différentes réactions allergiques en fonction du
type d'allergène et du type de contact. Il peut s'agir au niveau
respiratoire d'une rhinite ou d'un asthme, au niveau oculaire d'une
conjonctivite, au niveau cutané d'un eczéma ou d'une urticaire.
La réaction allergique peut également parfois prendre la forme de
troubles digestifs.
La fréquence des allergies, alimentaires et asthme en particulier,
a considérablement progressé ces 3 dernières décennies. Plusieurs
hypothèses sont actuellement débattues pour expliquer cette recrudescence
mais certains facteurs environnementaux semblent particulièrement
incriminés. Ainsi, avec la modification de l'habitat et du mode
de vie, l'intérieur des maisons est plus confiné, la température
plus élevée, le nombre d'animaux domestiques en augmentation. Autant
d'éléments propices au développement de certains allergènes. De
même, l'arrivée constante de nouveaux aliments en provenance des
pays lointains (fruits exotiques, par exemple) et la transformation
toujours plus poussée des produits alimentaires participent à la
dissémination de nouveaux allergènes.
Nous vivons dans un environnement entouré de végétation source de
pollens propices aux allergies. Certaines espèces d'arbres (bouleaux,
noisetiers, cyprès), les graminées, l'ambroisie, les champs de céréales,
de colza, de tournesol semblent particulièrement incriminés.
L'environnement urbain et industriel tend à irriter les muqueuses
respiratoires (émission de gaz et de fumées). Enfin, la pollution
atmosphérique favorise la sensibilisation et la survenue des allergies.
Les allergènes sont des substances microscopiques capables de provoquer
chez certains individus une réponse immunitaire exagérée et inadaptée.
A leur contact, l'organisme se met alors à fabriquer des anticorps
appelés IgE (ImmunoGlobulines E) pour s'en protéger.
Les IgE stimulent certaines cellules qui vont libérer dans le sang
une substance appelée l'histamine. L'histamine est le principal
médiateur chimique de l'allergie et sa libération provoque l'apparition
des symptômes allergiques, comme des éternuements, des démangeaisons,
des crises d'asthmes (les antihistaminiques sont d'ailleurs parmi
les principaux traitements de la réaction allergique). Les allergènes
sont extrêmement nombreux de sorte qu'il est impossible d'en établir
une liste exhaustive. Ils peuvent être présents tout au long de
l'année ou n'être que saisonniers. On peut les regrouper en 5 catégories
:
Les pollens : on parle dans ce cas de rhume des foins
Pour obtenir plus d’informations sur les pollens
(pouvoir allergisant des différents pollens, bulletin d’alerte…)
et découvrir en temps réel la cartographie des différents pollens
présents en France ou dans votre région Cliquez ici
Les acariens, la poussière, les moisissures
Les poils d'animaux
Les aliments (les arachides, les fruits exotiques, les crustacés,
le lait de vache, les œufs…etc)
Les métaux, produits chimiques, parfums
Le contact allergisant avec l'allergène peut donc se faire par inhalation,
par ingestion, par injection ou par simple contact.
L'expression de la maladie allergique peut prendre différentes formes
en fonction du sujet atteint, de l'allergène responsable et du symptôme
observé :
Rhinite allergique : Elle entraîne une sensation de nez bouché
avec écoulement d'un liquide clair, démangeaisons et éternuements.
L'origine allergique est évoquée devant un contexte familial propice
et des circonstances de déclenchement évocatrices (caractère saisonnier,
milieu professionnel…).
Une étude conduite aux Etats-Unis a comptabilisé 811 000 jours de
travail perdus, 824 000 jours d'absence scolaire et 4 230 000 jours
avec activité réduite chez des patients atteints de rhinite allergique
!
Conjonctivite : Elle se caractérise par un oeil rouge et
larmoyant et des démangeaisons. Elle est souvent associée à une
rhinite allergique mais peut également survenir par simple contact
avec des allergènes suspendus dans l'air (moisissures estivales,
éclaboussures lors de la manipulation de poissons crus, de fruits
ou légumes par exemple).
Dans certains cas, la réaction allergique est très fugace et l'œil
retrouve son aspect normal après 1 heure si le contact avec l'allergène
ne se prolonge pas.
Urticaire : 15 à 20 % de la population fait au moins une
poussée aiguë d'urticaire dans sa vie. Elle se caractérise par l'apparition
de boursouflures cutanées rouges démangeant fortement. L'origine
allergique est évoquée dans un contexte d'allergie connu (asthme,
rhinite allergique…) ou devant des circonstances d'apparition évocatrices
comme l'ingestion de certains aliments (poissons, crustacés) ou
de médicaments, mais aussi après un contact cutané avec du latex,
des colorants capillaires, des désinfectants, des animaux ou des
végétaux.
Des gestes simples permettent de lutter
contre les allergies
La première mesure à appliquer chez le patient allergique consiste
à supprimer la cause de sa maladie, en l’occurrence l’allergène.
On parle d’éviction de l’allergène.
Quelques mesures simples permettent de réduire les risques allergiques
à la maison :
Aérez régulièrement les pièces (même l’hiver !) car l’air
intérieur confiné et humide favorise le développement des acariens.
Remplacez les vieilles literies, revêtissez les matelas de
housses imperméables aux acariens, traitez régulièrement les
couvertures et couettes avec un acaricide.
Evitez les peluches, les tapis et moquettes, les animaux domestiques,
les grandes plantes vertes (ficus, caoutchouc) et les bouquets
de fleurs séchées.
Passez régulièrement l’aspirateur et nettoyez souvent les
objets au contact de la personne allergique.
Soyez vigilant en pleine saison pollinique, évitez les activités
de plein air à cette période, fermez les fenêtres la journée
pour aérer tôt le matin (avant 5h) ou tard le soir.
Limitez votre consommation de produits alimentaires à risque
allergisant (arachides, fruits exotiques, crustacés, etc.).
Chez les jeunes enfants allergiques ou issus
de parents allergiques, et jusqu’à au moins 2 ans, les quelques
conseils qui suivent peuvent être également utiles en complément
de ceux cités ci-dessus :
Evitez les supplémentations lactées et préférez l’allaitement
au sein. Sinon, choisissez les laits les mieux adaptés à la
prévention allergique.
Evitez de fumer (irritation des voies respiratoires par le
tabagisme passif).
Réalisez une diversification alimentaire progressive et contrôlée
en excluant notamment les aliments solides avant 6 mois, les
oeufs, kiwis et poissons avant 12 mois minimum, et en veillant
à proscrire toute prise de cacahuètes, fruits secs ou autres
aliments très allergisants.
Lorsque l’enquête et les tests allergologiques ont permis d’identifier
l’allergène en cause, une désensibilisation peut être proposée,
surtout si se soustraire à l’allergène apparaît difficile (pollens,
acariens…). Le principe consiste en des injections répétées sous
contrôle médical d’un extrait de l’allergène en quantité progressivement
croissante de façon à habituer le corps au contact allergénique.
Les injections sont répétées jusqu’à une dose maximale d’allergène,
dite dose d’entretien, qui sera (en général) administrée tous les
mois pendant une durée totale moyenne de 3 ans (5 ans pour les venins
d’insectes). Cette méthode, malgré ses bons résultats, ne dispense
pas de l’éviction soigneuse des allergènes.
Plusieurs médicaments interviennent dans le traitement de l’allergie
soit en agissant directement sur les mécanismes allergiques, soit
sur les symptômes associés. Leur administration peut se faire par
voie locale (collyre, spray…) ou orale (comprimés…).
Les antiallergiques regroupent plusieurs classes médicamenteuses
au premier rang desquelles se trouvent les antihistaminiques. Comme
leur nom l’indique, ils bloquent l’action de l’histamine, principale
substance responsable de la réaction allergique. Initialement associés
à de nombreux effets secondaires, ces traitements avaient pour inconvénient
majeur d’endormir les patients. Les nouvelles générations de molécule
ne présentent heureusement plus ce type d’effet indésirable. De
plus, ils offrent en général l’avantage d’une seule prise par jour.
Dans sa gamme de médicaments Conseil, MERCK génériques propose un
antihistaminique sous forme de comprimés pelliculés sécables, disponible
sans ordonnance.
Pour vous soigner efficacement au juste prix, demandez conseil à
votre pharmacien.
La persistance des symptômes, l'aggravation ou l'apparition
de nouveaux troubles imposent de prendre un avis médical.
Si vous avez besoin de plus d'informations et de conseils, adressez-vous
à votre pharmacien ou à votre médecin.